Les Rats d'Egout

UN REGARD DECALE SUR LA VIE URBAINE

Les Rats vous emmènent dans leur royaume: la ville. Vous rencontrerez les individus étranges qui la peuplent. Jetterez un coup d’œil à la dérobée aux œuvres éphémères offertes aux murs gris par les street artistes. L'oreille toujours aux aguets, vous capterez les paroles absurdes des passants...

Rubriques
Street art
L'oreille qui traîne
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Dans les transports publics...

N'hésitez pas à fouiller dans les archives, les Rats sont à présent partis vers d'autres aventures blogesques.
Vous pouvez lire K* sur son blog d'expat Y'a pas le feu au lac! ou sur son carnet de découvertes, escapades, lectures Birds&Bicycles.
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brevesdetrain:

Dernier train régional.
Je suis seule. Je lis des trucs.

Un type qui pue la gnôle se pose dans le compartiment à côté de moi. Il commence à me causer, monstre accent suisse-allemand, me demande ce que je fais, je dis que je fais de la philo, d’un ton un peu sec et prétentieux,  pour le faire fuir.

Loin de l’effrayer, il adore. Il me demande alors:

“Et puis tu penses l’humanité il va se passer quoi?”

Je ne réponds pas, fais ironiquement mine de réfléchir.

Il ajoute:


“Moi j’pense ça va jouer…”

brevesdetrain:

Je suis en face d’un couple de vieux tristes.

Le contrôleur passe, je lui montre ma carte d’abonnement général.

Une fois le contrôleur parti, les deux vieux se mettent à “chuchoter”:

“Mais qu’est-ce que c’est? C’est une carte? Tout le monde peut l’avoir tu crois? Ça s’achète, hein, je pense. Peut-être que c’est pour tous les trains. Ça a l’air pas mal…”

Pensaient-ils vraiment que je ne les entendais pas?!

L’impayable Noémi a encore été témoin d’un événement insolite dans le train.

«Bonjour!!! C’est le chef de train, nous vous informons que ce train circule à une vitesse indiscutable! Nous ne le maîtrisons plus du tout, il va probablement se crasher contre la Grande Dixence!» [Train Lausanne-Bex 00h45]

Piqué sur son Facebook

Atcha! C’est à dire que je me suis assise sur du béton et j’ai pris froid par les fesses.
L’oreille qui traîne dans le TER Lyon-Genève. Une mamie réussit à engager la conversation avec sa voisine, histoire de papoter pendant le trajet.
Pourquoi acheter un ticket de théâtre quand on peut prendre un billet de train?

K*

ps. De nouveaux épisodes de l’Oreille qui traîne, des conversations entendues dans le train, suivront… je vous promets une histoire rocambolesque contée par une dure à cuire sortant du coma après une baston… A venir bientôt!

Un individu louche lorgne les voyageurs d’un oeil depuis sa poubelle, et des autocollants enfantins font une ronde sur une vitre.

Après le post de Duami montrant un dessin apparaissant comme par magie sur la vitre d’un train, voici deux autres exemples de customisations cffiennes rencontrées en Suisse.

D’abord on se demande si la fenêtre est sale.Ensuite on hoche la tête et soudain il apparaît dans le vert des arbres qui bordent la voie de chemin de fer.

Avec sa cigarette magique au bec et sa casquette de travers, le bonhomme dessiné sur la vitre du train Lausanne-Fribourg pouvait faire office de compagnon de transport public.

Pas très bavard toutefois…

Duami.

Tudututu Tudututu… ( un téléphone sonne dans le train GV)

Allô? Ah ben, heureusement que tu m’appelles: j’ai changé de place durant le trajet, et j’avais oublié mon portable entre deux sièges! Merci de ton appel!! Grâce à toi je ne l’ai pas perdu!

L’Oreille qui traîne

K*

Je me permets de vous informer que… la Suisse a battu l’Espagne 1 à 0.

Très professionnel, le conducteur de l’Intercity n’a pas relâché son micro que les réactions fusent dans le train. Les voyageurs échangent des regards béats, des “eh ben!”, “C’est génial”, de grands sourires alors qu’ils ne s’étaient même pas regardés en prenant place. D’ailleurs ils se salueront comme de vieux amis en partant. Et oui, le foot ça rapproche… “Et ils nous amènent le champagne aussi?” me fait mon voisin d’en face, radieux. Le bonhomme du chariot ne passe pas par là avec des flûtes, mais en descendant à la gare de Neuchâtel, des T-shirts à croix blanche munis de cloches de vache hurlent leur ivresse. Puis en descendant au centre-ville, des patrouilleurs contrôlent qu’une des nombreuses voitures klaxonnantes n’écrase pas un piéton qui répond par de grands signes des bras aux autos arborant des drapeaux comme des cornes. Et les Helvètes n’ont pas fini de faire résonner leur joie! Il est 19h15 et les klaxons se course-poursuitent. La rue de l’Écluse parle foot sur les trottoirs. On devine que celui qui sourit moins est espagnol. Un homme euphorique d’origine indienne fait de grands sauts devant un bar. Et moi j’ai raté ce putain de match mais je suis fière de la Patrie du Fromage!

par Kantu que la fièvre ambiante a atteinte

J’te kiffe tu fais Fifi Brindacier mais d’une force !

Hystérie autour d’un Iphone

Pourquoi il ne faut pas laisser un Iphone à des ados… Les deux filles hurlent de rire durant tout le voyage en se faisant des couettes pour se prendre en photo. Je recopie cette phrase le sourire en coin, dans la marée de cris et de paroles euphoriques…

k*

Moi quand j’ai eu mes enfants, j’ai aimé de moins en moins ma femme.

L’Oreille qui traîne, dans le train. Un inconnu invisible brise le fil de mes réflexions par cette déclaration politiquement peu correcte. Un de ses amis essaie de le raisonner: “Tu veux dire que, t’as qu’un certain quota d’amour à distribuer? ça marche pas comme ça.” L’autre n’en démord pas.

par K


ps. dans un bouquin que je suis en train de lire dans le train que je ne nommerai pas, ce sont plutôt les femmes qui tiennent ce genre de propos… La réalité rencontre la fiction. Pourquoi lire un bouquin dans l’Intercity quand on peut écouter d’authentiques dialogues :)

Et quelqu’un dans le train ronfle, caché entre deux sièges. La respiration rauque régulière.

Pendulaire, l’enfer!

Pas pensé qu’un jour un ronfleur invisible m’empêcherait de travailler dans le train.

par K*

  • Une femme: “En français tu peux dire chien, chienne, chiot, mais tu peux pas faire la même chose avec serpent par exemple, eh oui, le français a des trous, mais c’est comme de la dentelle, c’est joli.”
  • Deux femmes visiblement passionnée par les langues conversent dans le train, elles échangent même certaines phrases en espéranto, et évoquent quelques avantages de cette langue. (Eh oui, dans cette langue pacifique et artificielle, on peut décliner toute la famille du serpent grâce à des suffixes. Pratique, non?)
  • Elle poursuit: Je chattais avec un vieux prof du Vietnam en espéranto, au bout d’un moment il me dit, “on pourrait parler français”, il était bilingue! Il parlait français comme toi et moi. On a dû alors se dire, est-ce qu’on se dit tu ou vous?
  • C'est la question qui tue, non? Perso, je ne sais jamais quoi choisir avec qui. Tu, vous? Vive les langues où la distinction n'existe pas! ça évite un sacré stress social, hein? Et un dernier extrait pour la route.
  • Toujours la même femme: "Au lycée, il demande à ses élèves quel est leur livre préféré. Un jeune répond “Tintin!”. Le prof se fout de sa gueule d’une manière… Aucune psychologie.
  • -Aucune psychologie, échote son interlocutrice.
  • -Non, aucune psychologie. Mais c’était un écrivain, on ne peut être bon partout.”
  • K* pour l'Oreille qui traîne

Après quelques heures de Train à Grande Vitesse, me voilà de retour sur le territoire helvétique. Je suis ravie car, pour la toute première fois depuis que je me balade en wagons sncfiens, j’ai fait un voyage sans histoires. Pas de train annulé, pas de grève, pas de retard. Exceptionnel et très agréable!


Très confiante donc, je monte dans l’InterCity qui me mènera à Neuchâtel. Le wagon est semi vide. C’est super. Je m’installe avec la ferme intention de réviser mon examen du lendemain avec fougue.

Mais une femme s’asseye dans le siège inoccupé à côté du mien. Avec sa…ses deux…ses trois gamins!!! Paniquée, je lorgne le wagon vide: une impulsion me pousse à m’éloigner de ce que je détermine comme une source de Chaos.

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Dimanche soir, dans le train, je me trouve assise à côté de militaires. La manière dont ils parlent est assez drôle, j’ai l’impression d’être non dans un train suisse mais dans une bande dessinée ! Ainsi, la contrôleuse se retrouve affublée de l’étiquette “la nerveuse du sifflet”, et n’auriez-vous pas croisé “le ptit bonhomme du chariot” ? C’est que monsieur le militaire a faim et soif !

Un téléphone sonne… parleriez-vous ainsi à vos amis, vous ? “Tu fais quoi avec ton natel, faut pas le mettre dans la bouche quand tu réponds ! […] mais tu sers vraiment à rien jusqu’au bout toi […] t’en as pas marre d’être con ?”

voilà voilà !

Envoyé par Tania - merci merci!